Retour du coq à Pénerf!

Ca y est, il est revenu! Et oui le coq de l’église de Pénerf est retourné sur son toit. Voici, dans cet article, toute son histoire et celle d’autres coqs… En fin de page vous trouverez toutes les photos de sa pose. Bonne lecture à tous!

Un coq sur l’église de Pénerf

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Article du Télégramme. Cliquez pour agrandir.

Les pénerfins étaient orphelins, ils n’avaient plus de coq sur leur église.

Le dommage est réparé. Un gallinacé veille à nouveau sur Pénerf. Celui-ci n’est pas neuf, il a connu de nombreuses péripéties. En effet, quand le clocher a été refait,il y a une cinquantaine d’années, ce coq avait été installé sur l’église. Il a d’ailleurs connu quelques mésaventures, puisque il avait été troué par les tirs des carabines de quelques plaisantins.

Puis à l’occasion d’une tempête, le coq était tombé et avait trouvé refuge dans le grenier de la Mairie.

Un autre coq avait été installé mais lui aussi est tombé et il a disparu définitivement.

A l’instigation de paroissiens, La municipalité a décidé de remettre le coq de Pénerf sur l’église.

Cet animal métallique, en cuivre très exactement, a été restauré par un talentueux bénévole kervoyalais.

Il a été installé le mercredi 14 décembre 2016 en présence de Jean-Marie Labesse, Maire de Damgan,  de Marc Lamour, premier adjoint,  Françoise Angoulvant et Rémy Delattre représentant la paroisse et Jacques Laffuge représentant notre association: Damgan, Histoire et Patrimoine.

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Histoire de coqs?

Le coq a toujours eu des qualités proverbiales de fierté, de courage, d’intelligence et de vigilance.

La Fontaine en a fait le sujet de nombreuses fables dont la plus connue est « les deux coqs » qu’il conclut par la morale suivante :

« La fortune se plaît à faire de ces coups;

Tout vainqueur insolent à sa perte travaille. »

Bien que des tentatives aient eu lieu pour faire du coq le symbole de la France à la fin de l’époque médiévale, c’est à partir de la Renaissance qu’il commence à en être le symbole.

Cet animal fabuleux gagne une popularité particulière à l’occasion de la Révolution française et de la monarchie de Juillet où il est introduit en remplacement du lys dynastique. À la période révolutionnaire, on le voit figurer sur un écu, orné du bonnet phrygien, sur le sceau du Premier consul et l’allégorie de la fraternité porte souvent un bâton surmonté d’un coq.

Napoléon Bonaparte substitue l’Empire à la République et dès lors l’aigle le remplace car pour l’Empereur : « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France ».

Après une période d’éclipse, les « Trois Glorieuses » de 1830 réhabilitent son image et le duc d’Orléans, c’est-à-dire Louis-Philippe, signera une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d’uniformes de la garde nationale.

Après cela, le coq ne retrouva jamais une véritable autorité au niveau politique.

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